Qu’est-ce qu’un dark site ?

Un dark site est un site que l’on trouve en se rendant sur le dark web. Sachant que “dark” signifie “sombre”, le dark web désigne tout un pan de la Toile auquel on accède par la petite porte, à l’aide d’un logiciel. De là, un navigateur permet de consulter des sites internet, comme sur le web classique. Cependant, le dark web, réputé préserver l’anonymat, attire une faune d’utilisateurs peu scrupuleux et de nombreux escrocs et autres criminels. Pourtant, utilisé à bon escient, Tor pourrait avoir une fonction plus noble. Qu’est-ce qu’un dark site ?  Comment se rendre sur le dark web ? Comment trouver un dark site ? Qu’est-ce que le deep web ? Les réponses à ces questions dans notre article.

Comment se rendre sur le dark web ?

Si vous êtes curieux, vous avez certainement envie d’aller faire un petit tour sur le dark web, histoire de soulever un coin du voile. Il vous faut pour cela télécharger le logiciel Tor. Une version spéciale de Firefox vous sera également fournie comme moteur de recherche. De là vous pourrez naviguer sur le dark web. Votre anonymat est alors garanti par Tor, qui achemine les messages cryptés par un réseau de routeurs, et se sert d’adresses « oignons », pour accentuer le brouillage. D’ailleurs, le nom Tor est au départ l’acronyme de “The Onion Router”. Et sachez qu’il existe même des moteurs de recherche qui gèrent ces adresses, comme Bing ou Duck Duck Go!

Mais Tor présente tout de même quelques faiblesses dans la préservation de l’anonymat et ceux qui veulent rester le plus discret possible s’arrogent des services supplémentaires. Car même s’il est compliqué de faire respecter la loi sur le dark web, les arrestations sont fréquentes. Les trafics illicites sont traqués sans relâche par des cyberenquêteurs. Ces véritables agents spécialisés forment la police du web. Leur tâche est de lutter contre la cybercriminalité et à ce titre, les consommateurs et clients de ces trafiquants sont également punissables. Et que pensent les développeurs de Tor de la mauvaise utilisation de leur réseau ? Selon eux, leurs utilisateurs sont une simple communauté d’individus désirant préserver leur vie privée.

Comment trouver un dark site ?

Hidden Wiki recense les sites du dark web, comme un annuaire. Mais il n’est accessible que par le biais du réseau Tor. On y trouve des sites proposant de multiples marchandises ou services illégaux : vente de drogue ou d’armes, sites à caractère pédophiles ou pédopornographiques, services de tueurs à gages, fomentations terroristes, organisation de braquages, fabrication de faux papiers et bien d’autres activités, toutes plus illégales les unes que les autres.

Comment payer sur un dark site ?

Comme vous vous en doutez, de grosses sommes d’argent s’échangent ainsi sur le dark net. À tel point qu’en janvier 2009 on assiste à la naissance d’une cybermonnaie, ou cryptomonnaie, appelée le bitcoin. Cette monnaie virtuelle ne nécessite pas de banque et s’utilise sur un réseau informatique décentralisé tel que Tor. Elle correspond donc à des actifs virtuels stockés sur un support numérique et permettant de monnayer marchandises et services sans avoir recours au papier monnaie. Les transactions ainsi réalisées sont très difficiles à tracer car elles se finalisent en mélangeant des bitcoins de différentes provenances.

Le deepweb : à ne pas confondre avec le darkweb

Certains sites demeurent cachés : ils ne sont pas indexés et restent donc inaccessibles. Mais pour quelle raison, puisqu’internet est basé sur un partage d’informations ? Certes, mais vos informations personnelles qui transitent par le web doivent rester secrètes. Si quelqu’un fait une recherche sur Google intitulée : “relevés de banque de Mr Untel”, il a peu de chances d’être renseigné, et heureusement ! Il y a donc toute une série de données et de documents qui demeurent invisibles sur la Toile. C’est ce que l’on appelle le deepweb, web profond en français. Rien d’illégal à cacher, mais rien qui ne doive être dévoilé.

Le darknet : un espace pour la liberté d’expression

Malgré tout ce que l’on vient d’en dire, le darknet peut avoir de bons côtés. Utilisées correctement, ses fonctions d’anonymisation peuvent être très utiles, voire cruciales. En effet, le darknet, en préservant au mieux l’anonymat des utilisateurs, peut permettre de trouver un espace de liberté d’expression dans des pays où celle-ci est réprimandée. C’est pour cette raison que la BBC est présente sur le darknet, par exemple, au même titre que d’autres chaînes de télévision interdites dans certains pays. Là où les femmes n’ont pas la parole, là où l’homosexualité est punie de prison ou de mort, là où les droits de l’Homme sont bafoués, le darknet reste parfois la seule solution des populations pour communiquer avec leurs proches ou informer le grand public.

Ainsi, Internet pourrait être comparé à une grosse métropole, avec ses quartiers chauds et dangereux, et ses quartiers où il fait bon se promener en toute sécurité. Malheureusement, ce n’est pas le darknet qui est mauvais, mais l’utilisation qui en est faite. Comme toute innovation, elle a ses bons et ses mauvais côtés, selon l’usage qu’on lui réserve.